Pour revenir à Dar es Salaam

almeida-01
St. Xaviers Primary School – courtesy A. Almeida

En 2012, j’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises Anthony Almeida en m’intéressant à l’architecture de la ville où je vivais. Le vieil homme, presque centenaire, nous a ouvert sa porte pour nous permettre de l’interviewer et de faire quelques prises dans sa maison. Pendant le tournage, la gazette francophone locale m’a proposé de publier un papier sur le patrimoine architectural de la ville. En voici quelques fragments (à suivre), en écho à l’appel que j’ai récemment lancé à certains d’entre vous pour soutenir un projet de sauvegarde du patrimoine architectural ici à Kampala.

Un mot encore. Il s’agit peut-être d’un texte qui n’a à première vue rien à faire dans ce blog plutôt littéraire. Pourtant, à chaque fois que j’entends ou que je vois qu’on détruit un de ces immeubles anciens, dans ces villes chaotiques et mouvantes que sont Dar es Salaam et Kampala (mais aussi Bruxelles – je ne vais m’y étendre, mais ceux qui se sont intéressés à l’histoire de son urbanisme me relaieront), je ne peux pas m’empêcher de penser à l’affirmation d’Hampâté Bâ – que je cite de mémoire – : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ».

Les maisons et les autres habitations humaines, comme lieux (espaces définis envisagés du point de vue abstrait, comme ancrage d’un espace-temps, d’une histoire, symboles et caisses de résonance), sont aussi des livres, réservoirs de temps, de poésie, de liens…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s