Les ateliers: ce qu’on en dit…

Agnès Tams

L’atelier d’écriture de Soline a été une vraie découverte pour au moins deux raisons: d’abord en me prouvant que j’étais capable d’écrire, surtout au pied levé. C’est déjà un petit défi à moi-même qui a été relevé; c’est très gratifiant et j’en viens à me dire: tiens, et si j’essayais pour de bon d’écrire quelque chose? La deuxième raison est que l’atelier est un déclencheur et un amplificateur d’émotions, pour certaines bien enfouies. Les images, sons, couleurs, odeurs convoquées font surgir des souvenirs plus ou moins oubliés et leur rendent la précision et leur éclat d’origine.

(Jérusalem, 2020)


Béatrice Aguettant

Chère Soline,

c’est comme une boucle malicieuse car mon plus ancien souvenir dans ma liste aujourd’hui, (…), hé bien, c’est notre premier atelier d’écriture à l’Hôtel Jérusalem. Dans les sous-sols dédiés aux petits-déjeuners, dans les odeurs de javel du nettoyage du matin, les allées et venues des livreurs et des cuisiniers, nos cafés et nos cahiers. Ces premiers exercices que tu nous proposais et que nous accomplissions avec beaucoup de questions et de plaisir. Je ne te l’ai jamais dit mais cette séance, comme toutes les suivantes, m’ont vraiment aidée à reprendre ma plume. Je l’avais posée depuis de nombreuses années en me trouvant à chaque fois des excuses plus ou moins honnêtes et là, grâce à toi, la confiance est revenue, et l’envie qui couvait, et le besoin qui n’est jamais très loin. (…)

(France, avril 2020)


Viateur Dusengimana

J’étais très heureux de participer à ces ateliers d’écriture. Ces réunions informelles, ces rencontres conviviales ont transformé ma vision de l’écriture. Je suis sorti du grandiloquent pour entrer dans le simple. En fait, chaque mot compte. Ce plus petit élément de la littérature porte en lui une énorme signification. Grâce à ces séances de découverte, je sais qu’il est possible de raconter un événement, une histoire, un sentiment, une sensation… En un mot. Comme en une phrase, comme en cent, mille. Une étincelle suffit. Et de vous jaillit un ruisseau, un fleuve, une vague… Il faut tout simplement se laisser aller, écouter son cœur, suivre son instinct. Mais le plus important quand on écrit, comme le répète souvent Soline, c’est de se sentir libre.

(Kigali 2020)


Nuha Batshon

Cette activité ne renforce pas votre français, elle ne vous aide pas à mieux « rédiger »… Elle ne vous offre pas forcément un vocabulaire méconnu. C’est une activité qui vous aide à récupérer des sentiments oubliés, un souffle coupé après une course… C’est la nostalgie du passé perdu qui se transforme en mots. Ici, avec Soline, vous ne cherchez pas des mots dans le dictionnaire, mais plutôt comme si vous fouilliez un grenier pour trouver des jeux oubliés, des souvenirs de jeunesse que les responsabilités de la vie vous ont fait oublier que vous exhumez. Vous avez en tête un trésor, elle vous aide à le découvrir… Je pourrais écrire un livre pour expliquer pourquoi je tiens à suivre ces ateliers.

(Jérusalem 2019)


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